Les Chroniques de Papa Chou #2: Les premiers mois

Les chroniques de Papa Chou #2: Les premiers mois

Quand bébé arrive enfin, une prise de conscience concrète s’effectue, à un moment inopportun, au volant, aux toilettes, un moment de solitude extrême pendant lesquels on se ressource d’habitude, comme une contemplation, ces moments où on ne peut pas mentir.
Le changement du au poids d’une responsabilité nouvelle et autrement plus importante que penser au pain et ne pas dépasser le découvert autorisé, est accompagné d’un sentiment de panique, du doute de la transition : est-ce que je vais arriver à être papa ? Est-ce que tout va bien se dérouler pour bébé ?
Les chroniques de Papa Chou #2: Les premiers mois
Et à l’instar d’un sauteur à ski, on se laisse glisser et l’angoisse s’envole, du moins jusqu’à la chute 🙂
Les 6 premiers mois sont durs comme les biceps de Dwayne Johnson, maman s’est retrouvée out pour un moment et il faut assurer les nuits. Le jour remplace la nuit, l’enfant à faim toutes les 4heures et ce, six fois par jour. On a peur à chaque cri, toux, manipulations, changement de couche, c’est un monde nouveau, des gestes nouveaux à apprivoiser.
Cependant c’est très vraiment beaucoup super important car c’est à la fois formateur et le début d’un lien puissant. Passés ces 6 mois, on se sent « paré » (je dis 6 mois mais bon, remplacez 6 mois par première nuit de 8h d’affilée), on peut la changer, lui donner à manger, la moucher (même à la barbare, tu vas aimer…), la laver, la changer, la manipuler … et chacun de ces gestes où la concentration est à son paroxysme, le lien se renforce et notre rôle se définit.
Il n’y a pas beaucoup de « retour », pas de « papa », de fou rires ou de câlins mais on capte la puissance du lien paternel dans les regards, les esquisses de sourire ou le bien être de l’enfant et c’est assez bouleversant, on entretient une complicité viscérale, un sentiment d’accomplissement aussi puissant que de tomber son premier boss à Demon’s Soul accompagné d’une nouvelle forme d’affection et de ce sentiment que l’on contemple l’être le plus précieux de l’univers à quelques centimètres et qu’il nous retourne un regard dénué de toute forme de vice humain et qui traduit pourtant à la perfection chaque émotion, aussi pur que ne saurait l’être un diamant.
Donc si vous le pouvez bien sûr, levez-vous, participez avec maman et faites de l’Xp en prenant certaines choses en main, apprendre à décrypter les pleurs et reconnaitre les besoins, être présent pour tout les gestes, vous allez être en mise à disposition totale, mais ce n’est pas un esclavage, c’est une transition : vous êtes PAPA !
Alors préparez-vous à écouter et vous ajuster car c’est aussi ça l’amour.
P.S : passez un doigt sur le dessus votre console… le doigt est sale ? C’est normal !
Les chroniques de Papa Chou #2: Les premiers mois

3 commentaires pour “Les Chroniques de Papa Chou #2: Les premiers mois

  1. Super article et pour faire court, je peux confirmer que PapaChou (comme MamanChou d’ailleurs) deverse un flux d’amour et d’affection aussi puissant et constant que la Déesse Athéna libérant sa Cosmo énergie pour guider les Chevaliers de Bronze vers le 7ème sens…

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